01/01/1943

L’enfer de Stalingrad

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Les Allemands voient les chars russes refermer le cercle autour d’eux. La VIème armée du général Paulus est prise au piège de Stalingrad.

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Grandes Batailles : Capture de Paulus

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Stalingrad : la tenaille de Joukov

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A Stalingrad des Russes tiennent encore. Contrairement à ce qu’affirme Hitler, les bateaux soviétiques traversent toujours la Volga, pour amener des renforts.
Chaque jour des milliers de jeunes hommes, parfois sans arme ni formation militaire, sont déversés sur les berges. Ceux qui reculent devant les obus allemands sont impitoyablement abattus par les commissaires politiques.
Le général Joukov, l’homme qui a déjà sauvé Moscou, a un plan : tenir ces îlots de résistance jusqu’au bout pour fixer dans Stalingrad l’armée allemande du général Paulus. Sur la rive libre de la Volga, Joukov rassemble toute une armée, dans le plus grand secret.
L’Union soviétique toute entière travaille, malgré les destructions et la perte du quart de son territoire, à donner à cette nouvelle armée un énorme matériel.
A l'annonce de l'offensive soviétique, Hitler déclare : « Il faut cacher cette nouvelle au peuple allemand. » Les flancs de l’armée allemande sont tenus par des unités des pays satellites du Reich, des Roumains, des Hongrois, et des Italiens, qui n’imaginent pas le danger qui les menace.
A quelques kilomètres d’eux, les soldats soviétiques se préparent à l’assaut. Leur haine est implacable. Ils sont plus d’un million. Ils doivent se ruer sur les unités ennemies les plus faibles pour encercler l’armée allemande qui occupe Stalingrad.
Le 19 novembre 1942, à 5 heures du matin, trois mille canons et orgues de Staline écrasent les lignes ennemies. L’immense armée de Joukov passe à l’offensive. Les Hongrois n’avaient pas assez de munitions. Les Roumains n’avaient pas d’armes antichars. Les Italiens ont laissé leurs vies.
Les deux armées russes du nord et du sud font leur jonction, magnifiée par le talent des cinéastes soviétiques. Les Allemands voient les chars russes refermer le cercle autour d’eux. La VIème armée du général Paulus est prise au piège de Stalingrad.
A l’annonce de l’offensive soviétique, Hitler déclare : « Il faut cacher cette nouvelle au peuple allemand. » Il donne l’ordre à Paulus de tenir ses positions à Stalingrad en lui promettant des renforts. Mais aucune armée ne parviendra jusque là et, malgré les promesses de Goering, les avions de la Luftwaffe seront incapables de ravitailler suffisamment les troupes allemandes enclavées.
Staline lance son ultime offensive pour achever la bête tapie dans les ruines de Stalingrad. Les Russes atteignent le centre ville. Paulus, écœuré par l’absurdité des ordres d’Hitler, brisé nerveusement, épuisé par la dysenterie, se laisse capturer avec ses hommes.
Après la défaite de Stalingrad, l’espoir renaît pour tous les peuples occupés.

D’après "Apocalypse, la deuxième guerre mondiale", une production CC&C

Lettre d'un soldat allemand

Extrait d'une lettre d'un soldat allemand convoyée par le dernier avion parti de Stalingrad en janvier 1943.


" Et maintenant, tu sais que je ne reviendrai plus... Apprends-le aux parents avec ménagement. Je suis affreusement ébranlé et doute de tout. Autrefois, j'avais la foi et me sentais fort : je me trouve actuellement bien petit, et ne crois plus. (...)
Personne ne pourra plus me persuader que les camarades tombent en prononçant les mots " Allemagne " ou " Heil Hitler ". Qu'ils soient morts, c'est indéniable, mais leur dernière parole fut pour leur maman, pour un être qu'ils aimaient ou pour appeler à l'aide. J'en ai déjà vu des centaines tomber et mourir, et beaucoup appartenaient comme moi aux H.J. (Hitler Jugend : Jeunesses Hitlériennes ; ndlr), mais tous, quand ils le pouvaient, ont crié au secours ou appelé quelqu'un qui Hélas ne pouvait plus rien pour eux (...)
Le Führer nous avait fermement promis de nous sortir de là et nous l'avons cru, tout aussi fermement. Je l'espère encore aujourd'hui, car il faut bien croire encore à quelque chose ! Mais si ce n'est pas vrai, à qui et à quoi peut-on faire encore confiance ? En ce cas je ne désire plus ni printemps, ni été, ni plus rien de ce qui fait la joie de vivre.
Greta chérie, durant toute ma vie d'homme - soit un peu moins de huit années - j'ai cru en notre Führer et en ses paroles. C'est épouvantable de douter et honteux d'entendre dire des choses contre lesquelles on ne peut cependant rien dire, puisque les faits parlent pour elles(...)
Oh! ce doute, ce terrible doute, si nous pouvions bientôt en être délivrés!(...)"


Dernières lettres de Stalingrad - Buchet-Chassel. 1988
Traduction de l'allemand C. Biély.

Ordre du jour adressé aux soldats du Front de Stalingrad, dirigés par Eremenko.


" (...) En avant, camarades !
En allant au combat, chacun de nous sait que nous allons libérer notre terre sacrée, nos villes et nos villages, libérer notre peuple des vauriens allemands, qui se sont emparés d’une partie de notre pays et ont opprimé les Soviétiques épris de liberté.
Au cours de la guerre, la lutte nous a mûris et nous avons acquis une grande expérience militaire. Des unités fraîches se sont jointes à nous sur le front. Nous disposons de tous les moyens nécessaires pour battre l’ennemi à plate couture, et nous le ferons sans hésiter.
En marchant au combat, nous savons que nous allons libérer nos frères et sœurs, qui souffrent sous la férule ennemie. Dans nos mains, camarades, se trouve le destin de la Patrie, celui de notre grand peuple soviétique. De nous-mêmes, de notre fermeté et de notre habileté dépend le sort de tout Soviétique, qui pourra à l’avenir vivre dans un pays libre ou bien devra ployer le dos en tant qu’esclave d’un baron. Nettoyons notre pays des asservisseurs hitlériens et vengeons tous les outrages qu’ils ont fait subir à notre pays.
Un grand honneur nous échoit aujourd’hui : marcher au combat, écraser le maudit ennemi !
Quelle joie pour notre peuple que la nouvelle de notre offensive, de notre avance, de la libération de notre sol natal !

J’ordonne :
Aux troupes du Front de Stalingrad de passer à l’offensive contre l’ennemi juré, les occupants germano-fascistes, de les écraser et de remplir honorablement notre devoir envers la Patrie. Mort aux occupants allemands ! "

// Dossiers

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